La Styliste de Cyclamelle

photo d'Anne-Cécile TOLIAN - copyright CYCLAMELLE - by studio Cui Cui

La collection Amsterdam de Cyclamelle est le fruit d’une collaboration avec une styliste parisienne talentueuse.

Il s’agissait de relever le défi de concevoir des vêtements à la fois chics et pratiques, qui facilitent la vie des femmes qui bougent et font avancer le monde. Les cyclistes, mais pas seulement.

Anne-Cécile TOLIAN répond à quelques questions de Michèle, la créatrice et dirigeante de Cyclamelle.

Anne-Cécile, quelle est ta formation de base ?

J’ai suivi une formation en stylisme modélisme à la Central St-Martins de Londres, après deux ans à LISAA à Paris (L’Institut Supérieur des Arts Appliqués).

Depuis quand es-tu attirée par la mode.

J’ai toujours bien aimé, j’ai toujours été intéressée par la création, dans tous les domaines. Mon choix s’est orienté vers la mode parce que j’aime le côté textile et le fait que ce soit porté.

La création : quand t’es-tu lancée dans cette voie ?

Tout de suite après le bac, en allant à LISAA.

Qu’est-ce qui t’as attirée dans le métier de styliste ?

En fait, la mode, dans sa dimension éphémère, et le travail sur les tendances ne sont pas ce qui m’intéresse le plus. Je vais plutôt être sur un concept de coupe, de vêtement durable.

Quel a été le fait déclenchant, ou sinon la motivation qui t’ont poussée à te mettre à ton compte ?

Le poste de styliste est restreint : il se limite à la création et au développement du vêtement. Je recherchais une vision et une fonction plus globales. C’est ce qui m’a poussée à monter ma marque, aussi pour le challenge et l’envie de tester l’idée.

As-tu fait «tes armes » ailleurs avant de te mettre à ton compte ?

Oui, j’ai travaillé chez UNGARO et chez JITROIS.

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?

La diversité des projets, le fait de pouvoir mettre en place des concepts, des stratégies de marque et que ça se renouvelle, avec notamment une orientation vers le conseil.

Comment vivre quand on est jeune créateur ? Comment communiquer ?

Internet est mon premier vecteur de communication. Je suis bien référencée par Google, j’ai conçu mon site avec un « wording » bien choisi. Et après ce sont les réseaux sociaux, le bouche à oreille, la presse éventuellement.

Quelle est ta clientèle habituelle ?

J’ai plusieurs activités : je développe ma marque en propre et je collabore avec des start-up de la mode pour les aider à développer leur collection.

Quels sont tes projets ?

Continuer à rencontrer des créateurs innovants et les aider

Quelle est ta tenue préférée ?

Jean, T-shirt, veste

Ton sac, comment le portes-tu ? Qu’y trouve-t-on ?

Je le porte sur le dos ; on y trouve mon Mac, un autre sac pour mes courses et mes dossiers, un crayon, un agenda papier.

Comment tu te vois dans 10 ans

Je me vois pas

Quel est le phénomène de mode / de société qui t’interpelle le plus actuellement ?

Ça m’amuse toujours de voir les défilés et de comprendre de moins en moins à quoi servent les vêtements qui sont présentés Je ne comprends pas non plus que les publicités de mode montrent toujours des femmes à moitié dénudées, dans des positions lascives, et que ça fasse vendre.

Quels sont tes lieux préférés à Paris ?

Mon quartier, le quartier Gambetta, le 9e, où j’ai eu ma boutique (rue Condorcet).

Quel est le secret de beauté que tu réserves aux grands jours ?

Dans l’absolu je ne me maquille pas sauf les grands jours

Quels conseils donnerais-tu à une créatrice qui se lancerait dans l’aventure ?

Vendre vite, tester le plus rapidement possible le produit sur le marché, ne pas attendre que tout soit parfait, parce que ça n’arrive jamais, réussir vite ou échouer vite

Et ton travail pour Cyclamelle

Quelle a été le défi le plus intéressant à surmonter dans la mise au point de la collection Amsterdam ?

Allier la technicité du vêtement à un look élégant.

Comment as-tu eu l’idée de la quille pour la jupe et la robe ?

J’avais fait un tableau des contraintes et donc, parmi les contraintes, le problème d’être entravée à vélo tout en ayant une jupe droite : l’idée de la quille est venue naturellement.

Et l’idée de la ligne du manteau ?

Je me suis inspirée d’un manteau d’une créatrice qu’on connaissait toutes les deux et dont on apprécie le travail, Katerina Geislerova.

Et l’inspiration de la ligne du trench ?

L’idée était de créer une forme pratique pour le vélo, facile à enfiler et qui n’ait pas un aspect vêtement de sport.

Laisser un commentaire