La Maroquinière de Cyclamelle

photo de la maroquinière de Cyclamelle, avec à l'épaule le 1e prototype du sac ARTEMISIA, rouge

Le sac ARTEMISIA de Cyclamelle est le fruit d’un long développement, en collaboration avec une maroquinière parisienne de talent.

Il représente une solution innovante du portage à vélo. Mais son élégance sobre séduit aussi les non cyclistes.

Célia GRANGER, répond à quelques questions de Michèle, la créatrice et dirigeante de Cyclamelle

Célia, quelle est ta formation de base ?

J’ai un diplôme d’ingénieur-maître en génie de l’environnement et un master aux Ponts et chaussées en urbanisme.
J’ai fait une reconversion professionnelle à 32 ans et j’ai passé un CAP de maroquinerie après avoir travaillé 8 ans en cabinet d’architecture.
Ça fait 10 ans que je suis indépendante en maroquinerie sur mesure

Depuis quand es-tu attirée par ce métier ?

J’ai d’abord été attirée par tout ce qui est création manuelle : tapisserie d’ameublement, reliure, beaucoup de couture ; le cuir m’a toujours attirée mais j’étais un peu impressionnée par cette matière parce qu’elle est coûteuse et plus délicate à travailler.
Mais c’est une histoire ancienne – j’ai toujours été dans un milieu où l’art était présent, avec un mélange d’influences artistiques et d’influences techniques
Mon choix s’est orienté vers le cuir
J’ai travaillé différentes matières. Le cuir est une matière exceptionnelle : il sent bon, il se patine, embellit avec le temps. Je trouve que c’est une matière qui ne peut pas laisser indifférent

Quel a été le fait déclenchant, ou sinon la motivation qui t’ont poussée à « y aller » ?

Un voyage à Florence, où je suis tombée en admiration devant l’école du cuir, dans un couvent. Et je me suis dit que c’était ça que je voulais faire. J’ai suivi une formation équivalente, à Paris.

Qu’est-ce qui t’a amenée à te mettre à ton compte ?

La volonté de tout faire de A à Z, recevoir les clients, dessiner, sélectionner les cuirs.

As-tu fait «tes armes » ailleurs avant cette aventure  ?

J’ai fait un passage éclair chez Hermès, le temps d’un stage, j’ai surtout appris mon métier auprès d’une maroquinière genevoise qui m’a accueillie dans son atelier pendant 4 mois.

Comment travailles-tu ?  Quelle est ta marque de fabrique ?

Ma spécificité : la capacité de faire un sur mesure complet dans tous les types de cuir et notamment les cuirs exotiques, l’attention portée au détail, et puis je dirais des formes sobres qui mettent en valeur la beauté naturelle d’un cuir.

Y a-t-il des marques qui t’inspirent ?

LOEWE marque espagnole, Hermès, Todd.
Les sacs de métier (plombier, facteur, électricien, livreur)
Et les sacs ethniques

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton métier ?

Etre exactement à la croisée du technique et de l’artistique.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

L’art, la peinture, la photographie.

Ta / tes marques préférées ?

Yves Saint-Laurent.

Comment vivre quand on est jeune créateur ? Comment communiquer ? 

Travailler 48 h par jour, il faut être très patient, je savais que ça prendrait 10 ans, j’y suis.
Il faut être polyvalent, souple et jamais, jamais ne se relâcher sur la qualité.

Quelle est ta clientèle habituelle ?

Quasi exclusivement des professionnels : designers, créateurs, grandes maisons.

Qui sont tes plus fidèles client(e)s ?

Eux aussi, c’est une demande récurrente.

Comment trouves-tu de nouveaux clients ?

Par le bouche à oreille.

Quelle a été le défi le plus intéressant à surmonter dans la mise au point du sac Artemisia de Cyclamelle ?

La forme en rouleau nécessite un réglage assez précis des épaisseurs de cuir : c’était compliqué de gérer les épaisseurs de cuir et doublure.

Quelle serait LA collaboration dont tu rêves ?

Développer des pièces dans le domaine du mobilier et de la décoration

Quels sont tes projets ?

Développer une boutique atelier que j’ai ouverte dans le 6e arrondissement, rue Maillet. Je partage la boutique avec une personne qui fait de la broderie d’art.

Quelle est ta tenue préférée ?

J’adore un jean sombre et un beau chemisier blanc
J’accorde beaucoup d’importance aux chaussures : soit des mocassins, derbies, soit des bottines, mais avec des couleurs et des cuirs patinés.

Ton sac, comment le portes-tu ? Qu’y trouve-t-on ?

Je le porte à l’épaule.
On y trouve beaucoup de choses : un chapeau de pluie, un énorme portefeuille, des clés, une tablette, des lunettes de soleil, un parapluie, un nécessaire à lentilles, des mouchoirs, un miroir.

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