Coronavirus et monde global, à vélo face au vent de l’épidémie.

la vie avant et après le bureau : gare, voyageurs, vélos, trains

Un monde global

Le virus d’un monde global. D’orient en occident, de Wuhan à Venise, la route de la soie tisse le fil de la transmission du coronavirus. Des produits qui nous sont indispensables proviennent des autres continents. On vit sur plusieurs tranches horaires. Il faut aussi voyager pour retrouver ses proches, pour son travail. On associe souvent l’avion aux vacances, au superflu, à l’aventure lointaine, voire à un luxe réservé aux nantis. Or il s’agit aussi et peut-être d’abord de rapprocher les familles. Parents et enfants ne vivent effectivement plus, bien souvent, dans la même maison, dans le même village, la même ville. Voire dans le même pays ou le même continent. Partir, c’est aussi pouvoir travailler.

Une libre circulation

Coronavirus et globalisation. Les voyages intercontinentaux, la délocalisation font aussi circuler les virus. Faut-il pour autant fermer les frontières ? Un tel repli serait-il encore réaliste à notre époque ? On ne peut pas revenir en arrière. Les familles sont métissées, multiculturelles. Les entreprises sont multinationales.

Un monde plus petit

En outre, les moyens de transport sont devenus extrêmement rapides, on lit tous les jours des nouvelles sur les recherches interplanétaires. Bien évidemment, cela a un impact sur notre perception des distances. Bien différente quand on se déplaçait au rythme du cheval ou du bateau ! Et aussi avec des cartes approximatives et une vision floue de la destination. L’avez-vous remarqué ? Un doute sur un trajet, un chemin ? Et la balade, le déplacement paraissent soudain beaucoup plus longs ! Bref, la modernité se caractérise par une accélération du temps et une autre perception du lointain. La géographie n’est plus un apprentissage abstrait, de pays un peu mythiques où on n’ira jamais. Un enfant de 6 ans peut déjà connaitre le monde par la liste des aéroports.

Risque mondial, lutte mondiale

La démographie a subi de tous temps des fléaux sanitaires qui ont décimé les populations. Peste, grippe espagnole… Certes la propagation du coronavirus est internationale. Mais la lutte contre la maladie fait l’objet d’une coopération internationale, elle aussi. Pour relativiser les choses, à ce stade du moins, rappelons les chiffres de l’accidentalité routière. En France, de l’ordre de 3500 décès par an.

Revenir au local ?

Alors, quelle philosophie retenir de tout cela ?

  • Consommer, si on le peut, local pour donner du travail à ceux qui vivent à côté de chez nous et aussi pour réduire l’impact environnemental en favorisant des déplacements courts
    • mais admettre que l’on continue à importer des oranges, des gants techniques, des cadres de vélo, des antivols et des composants électroniques, car on a du mal à s’en passer et ils ne sont plus produits « chez nous »
  • Opter, si possible, pour des déplacements quotidiens à pied ou à vélo, pour limiter la pollution d’une part, et d’autre part, c’est d’actualité, les risques de contamination dans les transports en commun.

Vite et loin, lent et près

Nous arrivons à un paradoxe.

Une vie entre les extrêmes. Le vite pour aller loin. La lenteur, un rythme qu’on se choisit pour les déplacements proches du quotidien. Pour le plaisir de bouger, aussi. Et pour maintenir la forme, meilleure antidote pour se protéger des virus.

Evidemment, prendre l’avion n’est plus l’apanage des riches. En revanche, le vrai luxe, c’est d’avoir les conditions de vie et la forme physique qui permettent se déplacer à pied ou à vélo pour aller travailler. Et de pouvoir s’offrir du Made in France. Une solidarité qui s’impose, si on en a les moyens, pour réduire la fracture sociale d’une part, limiter l’impact environnemental des transports d’autre part.

Possible pour vous ? Alors pourquoi pas ?

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