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Michèle, Cyclamelle et le vélo

Le vélo en ville fait partie de mon quotidien depuis longtemps. Le vélo de loisir m’a procuré aussi de grands moments. A l’invite de Citycle, j’ai été amenée à rédiger un article sur mon rapport au vélo et la manière dont il s’inscrit dans ma vie. Ma vie professionnelle notamment, le vélotaf, comme on dit maintenant. Citycle est un site d’information où vous trouverez des conseils et des actualités, autour notamment du cyclotourisme ou du vélo urbain.

Le vélo, une longue histoire

J’ai toujours eu une bicyclette, le mot était encore d’usage courant quand j’étais enfant. Je suis en effet une ancienne strasbourgeoise. Or le vélo fait partie de l’ADN de ma ville natale, la plus cycliste de France.

A vrai dire, le vélo, ça remonte à plus loin encore. Ça fait partie de mes angoisses, j’ai besoin d’avoir un vélo, au moins, pour espérer pouvoir bouger quoi qu’il arrive. J’ai été marquée en effet par les récits de mes parents, jeunes adolescents pendant la guerre. Le vélo permettait de chercher des œufs à la campagne, troqués contre les tricots des parents artisans : de manger à sa faim, donc. Et aussi de porter des messages aux réseaux de la résistance : on ne se méfie pas d’un jeune garçon en culottes courtes.

A mon arrivée à Paris, au moment des études, il a fallu naturellement que mon vélo, un Blondin, 3 vitesses, me suive sur le train en bagage accompagné.

Le vélo en ville ? A Paris, à l’époque, quelques rares hurluberlus, c’est ainsi qu’on nous voyait. Nous étions 3 ou 4 à traverser Paris sur nos petites reines, sur une promotion de 124 étudiantes (c’était juste avant la mixité des écoles de commerce parisiennes). Assez marginales, donc. Nous avons donc découvert Paris, avec enthousiasme, curiosité et … vélocité. Le métro était encore très bruyant, sentait mauvais, ça ne donnait pas envie de circuler sous terre. Et puis, quand on est étudiant ça compte, c’était plus cher. On préférait garder nos sous pour aller à la cinémathèque ou au concert.

Le vélo et le boulot

Oser le vélo en ville dans le monde du travail, ce n’était pas évident. Et ce d’autant plus que j’entrais dans une profession très largement masculine. Mes collègues hommes venaient travailler en complet-veston-cravate. Bref, confiance des clients oblige, surtout quand on est jeune. Il fallait respecter un look et un mode de vie ultra-classiques, en apparence du moins. Même pour «la petite (expert-comptable) stagiaire» que j’étais. La chance a voulu que mon premier maître de stage ait opté pour le vélo, pas tout le temps mais suffisamment pour que ça se sache. Ceci m’a autorisée à en faire autant.

Aller chez les clients à vélo me donnait un confort formidable ! C’était encore, en effet, l’époque des dossiers « papier » : on emportait au moins 2 gros classeurs, le « dossier permanent » et le « dossier annuel » ! Lourd ! Je fixais tout ça sur le porte-bagages, le vélo portait. Et le vélo se garait non loin de ma destination. Pas juste devant ! Non, par discrétion : c’était, encore une fois, trop marginal pour « passer », et je préférais éviter les commentaires sur le thème « mais ce n’est pas dangereux ? ».

Puis, je me suis installée en libéral. Les dossiers se sont dématérialisés. D’un vélo volé à l’autre, tous les 10 ans en moyenne, mes montures ont changé… Et le vélo est arrivé dans le paysage parisien. J’étais enfin dans l’air du temps.

Le vélo en ville

J’avais la chance d’habiter dans Paris même, de travailler principalement à Paris. J’ai mis du temps à envisager la traversée du périphérique. Et puis ce tabou a sauté. Même sur des trajets assez longs, d’une heure – une heure et demie, le vélo est souvent plus efficace que les transports en commun.

Une fois que l’organisation tient compte du vélo, on ne peut plus s’en passer. Sans mon deux-roues, je n’aurais jamais pu en faire autant, ni être à peu près ponctuelle.

Le vélo est inscrit dans mon lifestyle : impossible de renoncer au sentiment de liberté, à l’efficacité, à cette parenthèse entre deux rendez-vous ou entre bureau et maison, à ce temps de sport gagné sur le temps déplacement… Un temps aussi pour moi, pour réfléchir. Etonnement, c’est là que surgissent les bonnes idées…

Mes clients se sont habitués. Les confrères, moins : dans une profession où les femmes sont si minoritaires, à un séminaire ou un congrès, tous les hommes vous regardent, toutes les femmes vous regardent. C’est là qu’un look un peu « sport décontracté » ne passe pas ! C’est pourquoi je recherchais des solutions d’habillement et de portage qui conviennent.

Le vélo loisir

J’ai principalement une approche utilitaire du vélo de ville, mais j’ai eu l’occasion aussi de pratiquer le vélo de loisir.

Le hasard des amitiés m’a amenée en effet à la section vélo du CIHM. Un club bien sympathique, du type club alpin. J’ai participé à des week-ends de cyclotourisme, l’occasion de découvrir de belles régions. J’en ai aussi organisé quelques-uns. Le groupe était très équipé, avec des vélos de course, très légers, pour certains même avec des cadres à leur mesure. Tout le monde s’étonnait que je puisse suivre sur mon VTC « à tout faire » de la vie quotidienne. Pour compenser le poids du vélo (voire le mien, d’ailleurs !), j’avais réduit le portage au minimum. Ça fonctionnait.

Sacoches aidant, il m’est même arrivé d’aller à un mariage à la campagne à vélo. J’avais trouvé la robe qui ne se froisse pas. Le trajet de la gare au village était magnifique. Le déplacement s’est transformé en un moment de vacances !

Grâce à mon expérience en montagne, j’ai appris, effectivement, à voyager léger.

Ainsi est née l’idée de CYCLAMELLE

J’ai fini par arrêter l’expertise comptable pour me consacrer à ce nouveau projet. Un changement de métier, donc. La charge de travail, la complexité, les tableaux de calculs, servir des clients, j’avais l’habitude et, pour le reste, tout s’apprend. Après tout, je venais d’une famille de tricoteurs : les tendances, les collections, le repérage des défauts… j’ai grandi avec.

CYCLAMELLE, c’est un Cyclamen, mais au féminin, comme Mademoiselle, comme elle.

Les femmes m’ont dit souvent, parlant du vélo en ville : « Mais je ne peux pas venir au bureau comme ça ! ». La tenue vestimentaire est ainsi apparue comme l’un des freins à la pratique du vélo au quotidien.

Des vêtements pour « faire du vélo », du vélo sportif, donc, on trouve. Moins pour les femmes que pour les hommes, mais ça peut suffire.

En revanche, dès qu’il s’agit de se déplacer à vélo en ville, l’offre est très limitée. Même dans les meilleures boutiques de Paris et Londres ou sur les sites allemands, je n’arrivais pas à constituer un équipement satisfaisant. Il fallait donc l’inventer.

Le vélo représente peut-être 10% du temps de la journée : ce n’est pas une raison, effectivement, pour être affublée en permanence d’une tenue qui passe mal dans l’univers professionnel. Quand on rejoint son propre bureau, on peut, éventuellement, envisager de se changer, quand on va chez les clients, à une réunion, un conseil d’administration, non ! Une tenue calibrée juste un cran en dessous du chic de ceux qui vous entourent ? Rien de tel pour perdre instantanément la moitié de son capital confiance. Mieux vaut ménager son énergie pour l’essentiel !

La mission de Cyclamelle : permettre aux femmes d’affirmer une image féminine, citadine, élégante tout en leur donnant la liberté de bouger. Et si on peut pédaler, vélo en ville ou vélo de loisir, on peut tout faire !

L’allure à vélo, l’allure au bureau

La collection « Amsterdam » a été mise au point dans un esprit parisien. Une collection capsule haut de gamme, fabriquée, en France. Les tissus les plus techniques, généralement dédiés au monde du sport, mais sans que ça se voie. Les tenues donnent une liberté de mouvement sans limite, un confort exceptionnel. De surcroît, elles se font toutes petites dans le sac ou le bagage.

Le sac ARTEMISIA, en cuir de vachette grainé pleine fleur, se porte sous le bras, à l’épaule ou en bandoulière. Et, « cerise sur le vélo », il se fixe en un clic sur le porte-bagages équipé d’une plaque compatible. Lui aussi, conçu à Paris et made in France !

A ces créations de Cyclamelle s’ajoutent quelques accessoires indispensables sélectionnés et testés avec le plus grand soin : des gants très graphiques, noirs à pois blancs, taillés pour des mains de femmes, l’antivol reconnu comme le meilleur du monde au dernier salon international du cycle, à Taipei…

Les femmes sur le devant de la scène vont donc pouvoir se permettre le vélo en ville, tenues adéquates aidant. Notre pari : elles seront suivies. C’est la petite pierre que Cyclamelle voudrait apporter au développement de l’usage du vélo en ville.

Cette démarche a reçu le « Talent du vélo 2018 – catégorie STYLE », prix décerné par le Club des villes et territoires cyclables, à l’occasion du salon européen de la mobilité.

Je m’habille presque tous les jours en Cyclamelle. Parce que je n’ai rien d’aussi confortable dans ma garde-robe. Et tout le monde s’étonne que je sois aussi élégante. Et qu’en plus ça ne m’empêche pas de me déplacer à vélo.

 

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